La BRED étend ses activités de paiement en Belgique

 La BRED s’appuie sur la plateforme de paiement sécurisée Isabel 6 pour étendre ses activités en Belgique.

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La filiale de la BRED, EPBF, traite à l’heure actuelle déjà un tiers de toutes les domiciliations SEPA créées à partir de la Belgique. Pour accroître encore sa part de marché vis-à-vis des moyennes et grandes entreprises, elle s’est associée à la plateforme Isabel 6 créée par Isabel Group, le principal fournisseur de services multibancaires internet et mobiles pour les utilisateurs professionnels en Belgique. « Dans le contexte actuel de standardisation croissante des services de paiement, EPBF se distingue en effet par la mise en place d’une relation étroite et privilégiée, qui répond à chaque besoin de ses clients par une solution sur mesure, » explique Bertrand Roux, CEO d’EPBF.

EPBF devient ainsi le 26e établissement de paiement à rejoindre le réseau Isabel. « Nous nous réjouissons de la confiance que l’établissement de paiement EPBF accorde à Isabel Group et nous sommes ravis qu’elle perçoive les nombreux atouts offerts par Isabel 6, » dit Johan De Meyer, CEO d’Isabel Group. Isabel Group, le principal fournisseur de services multibancaires internet et mobiles pour les utilisateurs professionnels en Belgique, traite plus de 1 million de transactions par jour, qui représentent un montant annuel total d’environ 2.600 milliards d’euros.

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Inauguration de la BRED Cambodge, ça y est le ruban est coupé!

cambodge

A l’occasion de l’inauguration de la BRED Cambodge, lepetitjournal.com a rencontré Olivier Klein, Directeur de la BRED, et Guillaume Perdon, Directeur Cambodge pour une interview exclusive. L’arrivée de la BRED devrait représenter une vraie valeur ajoutée pour les français installés au Cambodge.

Lepetitjournal.com : Pourquoi avoir choisi le Cambodge et surtout pourquoi aujourd’hui ? Pourquoi la BRED ne s’est-elle pas implantée il y a 5 ou 10 ans ? Je sais qu’il y a eu une première expérience concluante au Laos.

Olivier Klein : Nous avons commencé au Laos un peu par hasard. Nous avons fait nos expériences, nous nous sommes développés, ça a bien marché. Nous avions investi dans ACLEDA avec laquelle nous entretenons d’excellents rapports et dont nous sommes toujours actionnaires au Cambodge. Nous avons également réalisé l’importance de se développer dans plusieurs pays. Beaucoup d’entreprises de nos clients sont implantées internationalement. Il était intéressant de les suivre, en plus elles nous le demandaient. Le très fort taux de croissance du Cambodge et l’ouverture de l’ASEAN donnaient encore plus de sens et de profondeur à ce projet. Nous avons commencé dans le sud-est asiatique il y a 7 ans et pas à pas nous continuons à nous développer. Nous avions déjà décidé de nous implanter au Cambodge en 2014. Ensuite il a fallu prendre le temps de discuter de la licence, de choisir l’investissement, de développer tout ce qui devait être développé. Créer une banque prend du temps, il y a une réglementation et une régulation qui est extrêmement lourde.

Lepetitjournal.com : Au Cambodge, y-a-t-il une réglementation un peu plus lourde qu’ailleurs ?

Olivier Klein : Non pas plus lourde, il faut bien sûr respecter la réglementation locale mais aussi la totalité de la réglementation européenne qui a des standards très élevés. Nous sommes obligés d’appliquer ces mêmes standards partout ce qui se révèle être un atout. Au Cambodge, il y a déjà beaucoup de banques mais très peu de banques occidentales. Nous sommes, d’ailleurs, la seule banque française et la seule banque européenne à nous installer. Cela nous donne l’occasion de faire de ces standards élevés, une vraie opportunité et non une contrainte et nous donne également des perspectives pour les crédits ainsi qu’un côté particulièrement attractif pour les dépôts d’argent car nous sommes un organisme très sûr. Nous espérons que cela nous permettent de nous différencier.

Lepetitjournal.com : Comment expliquer l’absence de banques européennes avant que la BRED ne s’installe. Cela veut-il dire que le Cambodge est un marché qui n’intéresse pas ?

Olivier Klein : Il y avait en 2001 le Crédit Agricole Indosuez. Historiquement, Indosuez c’était l’Indochine. Des perturbations politiques antérieures ont eu pour conséquence le départ de ces banques qui s’étaient implantées dans la région ou dans les pays voisins. Ces mêmes pays qui sont en train de s’ouvrir de façon remarquable. Il était, d’après nous, temps de revenir plus particulièrement grâce à cette ouverture de l’ASEAN, sa stabilité et son fort taux de croissance.

Lepetitjournal.com : Est-ce que ce mouvement va vous porter vers d’autres pays de l’ASEAN ? Avez-vous d’autres perspectives de développement ?

Olivier Klein : Nous sommes intéressés par le Myanmar. Pour l’instant nous nous intéressons surtout aux régions autour du Mékong. Nous avons l’espoir de travailler là-bas malgré une réglementation très contraignante pour les banques étrangères. Il y a deux ans, j’avais déjà ouvert un bureau de représentation à Rangoon qui nous permet d’accompagner quelques clients et d’étudier toutes les possibilités qui peuvent s’offrir pour une banque comme la nôtre.

Lepetitjournal.com : Guillaume Perdon, vous disiez dans votre discours que vous développiez plusieurs branches au Cambodge ?

Guillaume Perdon : Entre 15 et 20, un nombre qui sera affiné en fonction de ce que l’on découvrira en ouvrant les premières. Dans tous les cas nous commencerons par Phnom Penh. Il y en aura environ 5 au total dans la capitale. Trois devraient être ouvertes d’ici le troisième trimestre 2017. Dans le courant du mois de mars nous allons monter en puissance et il est important de finaliser la mise en route du siège avant d’ouvrir d’autres agences. Puis, nous en ouvrirons dans les principales provinces du pays comme Siem Reap qui est une ville très touristique, qui compte de nombreux hôtels et restaurants. Nous savons que nous arriverons rapidement à une part de marché sur ce type de clientèle car nous avons une certaine expérience en ce qui concerne ces domaines d’activités que ce soit la restauration, l’hôtellerie, le financement mais aussi le « process » des paiements internationaux électroniques. Nous prévoyons aussi de nous implanter à Battambang et Sihanoukville.

Olivier Klein : Une quinzaine d’agences seront opérationnelles d’ici 3 ans.

Lepetitjournal.com : Combien de salariés y-a-t-il au Cambodge ?

Guillaume Perdon : Pour l’instant, nous arrivons à 80 personnes, ce qui est largement suffisant pour opérer sereinement. Les effectifs vont augmenter principalement à partir du moment où nous allons ouvrir des agences. Le fait d’en ouvrir de plus en plus augmentera aussi le nombre d’opérations internes au sein du siège, nous aurons donc besoin de plus de salariés.

Lepetitjournal.com : Il est donc possible d’ouvrir un compte dès maintenant?

Guillaume Perdon : Oui tout à fait. Jusqu’au 15 mars, il va encore y avoir quelques étapes à franchir. Nous avons reçu la licence bancaire le 10 janvier ce qui nous a permis d’enclencher différents aspects administratifs pour, dès à présent, pouvoir ouvrir des comptes, prendre des dépôts et débloquer des crédits. Nous avons déjà commencé à étudier des dossiers de crédits en amont notamment sur des PME qui sont pour l’instant principalement locales. Mais des entreprises françaises et européennes sont aussi intéressées.

Olivier Klein : Courant mars, tout sera prêt.

Lepetitjournal.com : Quel est l’avantage pour les français d’ouvrir un compte à la BRED Cambodge ?

Guillaume Perdon : Le premier avantage est que les clients français pourront parler français avec des chargés de comptes individuels ou entreprises francophones. Ce qui facilitera toute compréhension technique. Ensuite, ils vont pouvoir réaliser des échanges d’argent, des transferts dans un sens ou dans l’autre à des prix réduits par rapport aux autres banques notamment sur les transferts Cambodge-France et France-Cambodge ce qui veut aussi dire que l’on va travailler avec la communauté cambodgienne en France. Troisième avantage, il y aura plus de rapidité dans les transactions si le transfert se fait entre la BRED Cambodge et la BRED Paris. Nous donnons la possibilité d’ouvrir un compte en France d’ici et nous nous chargerons de mettre nos clients en relation avec l’équipe internationale de la BRED.

Olivier Klein : C’est une banque en ligne mais avec de vrais chargés de clientèles qui suivent les clients qui ne sont pas forcément disponibles pour se déplacer en agence. Ils peuvent être traités par un chargé de clientèle attitré sans pour autant se déplacer. C’est ce qu’on appelle la « banque sans distance ». Certaines de ces personnes sont soit des français de l’étranger, des gens qui voyagent beaucoup, des gens qui n’ont pas le temps, de professions libérales, etc. Ça leur permet d’être dans une simplicité totale.

Guillaume Perdon : Le dernier avantage concerne ceux qui possèdent des biens immobiliers en France ou au Cambodge et qui pourront effectuer des crédits dans l’un ou l’autre de ces deux pays. Nous aurons la possibilité de mettre en commun toutes ces informations et ces prises de garanties d’un côté ou de l’autre pour permettre des financements en France ou au Cambodge.

Olivier Klein : Cet avantage est destiné aux particuliers et aux entreprises. Nous sommes une banque d’entreprises importante en France, nous serons également ici. Pour des entreprises qui seraient françaises ou européennes, il y a un avantage à retrouver notre même façon de travailler qu’en France.

Retrouvez l’inauguration de la BRED Cambodge en photos : https://www.youtube.com/watch?v=H-wPcRPbxs0

 

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« Le retour des frontières : La fin de la mondialisation ? »

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BRED BANQUE POPULAIRE POSTS RECORD PERFORMANCE IN 2016

SIGNIFICANT RISE IN NET BANKING INCOME

+6.9% excluding extraordinary items

€1,095m, +3.6% accounting result

VERY GOOD COST-TO-INCOME RATIO

60.9%

STRONG INCREASE IN NET PROFIT

+12.2% excluding extraordinary items

€266.4m, +11.9% accounting result

FURTHER RISE IN THE CET1 RATIO

14.86% (+59bps)

SUCCESSFUL CAPITAL INCREASE

€152m

Subscription rate exceeds 120%

 

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LA BRED BANQUE POPULAIRE SIGNE EN 2016 LES MEILLEURES PERFORMANCES DE SON HISTOIRE

LOGOBRED

PRODUIT NET BANCAIRE EN HAUSSE SIGNIFICATIVE

+6,9 %  hors éléments exceptionnels

1 095,0 M€, +3,6 % en comptable

TRÈS BON COEFFICIENT D’EXPLOITATION

60,9%

FORTE AUGMENTATION DU RÉSULTAT NET

+12,2 % hors éléments exceptionnels

266,4M€, +11,9% en comptable

POURSUITE DE L’AUGMENTATION DU RATIO CET1

14,86% (+ 59 pb)

SUCCÈS DE L’AUGMENTATION DE CAPITAL

152 M€

Taux de souscription dépassant 120 %

 

Retrouvez notre communiqué de presse en PDF :

communique-de-presse-resultats-2016-bredbp

 

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BRED Solidaire – Les couturières de «Pour un Sourire d’Enfant – France» ont confectionné les uniformes de la BRED Cambodge

La BRED Cambodge a fait appel aux femmes de l’atelier de couture de l’association « Pour un sourire d’enfant » afin de confectionner leurs uniformes !

Alliant élégance française et éléments traditionnels khmers, l’association qui emploie des mamans dont les enfants sont soutenus dans leurs programmes est fier de vous présenter leurs créations.

« Pour un Sourire d’Enfant » est une ONG Française lancée au Cambodge en 1995 avec l’objectif de sortir les enfants, les plus défavorisés, de la misère en les formant à un métier.

Pour en savoir plus

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Les banques vont-elles disparaître ?

Tribunes

Les banques vont-elles disparaître?

Olivier Klein est directeur général de la BRED et professeur d’économie finance à HEC. Ce texte est la transcription de son intervention à une conférence organisée par A.T. Kearney le 25 octobre 2016.

Les banques vont-elles disparaître?

Olivier Klein est directeur général de la BRED et professeur d’économie et de finance à HEC. Ce texte est la transcription de son intervention à une conférence organisée par A.T. Kearney le 25 octobre 2016.

Christophe Lebedinsky pour Challenges

Quel est le rôle fondamental des banques? Leur rôle premier consiste à assumer le risque financier à la place des acteurs économiques. La banque gère ce risque de façon professionnelle et réglementée. Les trois risques que prennent les banques pour le compte des acteurs économiques sont le risque de contrepartie, le risque de liquidité et le risque de taux d’intérêt.

Si, au prétexte qu’il serait dangereux que les banques assument une part importante de ces risques, alors qu’elles sont constitutivement faites pour cela, le régulateur limitait trop leur capacité à jouer leur rôle, le risque se logerait naturellement ailleurs. Par construction, dans l’économie, les agents économiques, ménages et entreprises, qui disposent de capacités de financement cherchent à placer plutôt sur le court terme, de par leur préférence pour la liquidité. Ces placements, via les banques, notamment en Europe, se font auprès d’autres ménages ou entreprises, qui cherchent à emprunter plutôt sur le long terme. Ce qui engendre inévitablement des risques de crédit, de taux et de liquidité. Si les banques ne portent plus ces risques ou les portent moins, alors par construction ces derniers se répartissent directement sur les particuliers et les entreprises ou indirectement via les investisseurs institutionnels.

Quand la réglementation créé du risque

Il faut donc veiller à ce que la réglementation, légitime dans la sphère financière car la finance est pro-cyclique par nature, n’entraîne pas de risques supplémentaires. Si elle devait imposer trop de contraintes aux banques, elle pourrait repousser le risque initialement pris par les banques vers des sphères moins réglementées. Avec pour conséquence la génération possible de nouveaux risques systémiques. Les assureurs sont globalement soumis à une forte réglementation, mais elle ne concerne pas toujours l’activité de crédit, alors que leur savoir-faire en la matière est moins avéré que celui des banques. Les fonds ne sont, quant à eux, pas régulés ni en termes de crédit ni de liquidité.

Ce déplacement du risque systémique doit donc être envisagé par le régulateur d’un point de vue global. Trop limiter le risque pris par les banques revient à sous-estimer leur rôle économique fondamental. Cela ne signifie pas qu’il ne fallait pas imposer une augmentation des ratios de solvabilité bancaire, introduire des ratios de liquidité etc., et réagir ainsi à la crise de 2007-2008. Bien au contraire, mais c’est une question de mesure.

Quelles évolutions à court terme?

Les banques doivent appréhender trois changements majeurs dans l’exercice de leur activité: comme nous l’avons évoqué plus haut, une réglementation durcie, mais aussi la question du très faible niveau des taux d’intérêt et la vague du digital.

S’agissant du réglementaire, in fine, les réformes auront imposé à terme un quasi-doublement des fonds propres pour les banques, pour faire face à la même quantité de risque embarqué, c’est-à-dire pour maintenir les mêmes activités. On observe d’ailleurs, depuis 2007, que les banques européennes sont sur cette voie, dans la mesure où elles ont augmenté d’ores et déjà à peu près des deux tiers leurs fonds propres. D’une part, augmenter les fonds propres avec le même niveau d’activité et de risque signifie naturellement une baisse de la rentabilité. Ce qui fait aujourd’hui systématiquement passer la rentabilité des capitaux propres en-dessous du coût du capital. Dans cette configuration, soit le coût du capital s’abaisse, les marchés acceptant que les banques soient moins rentables puisque par construction elles sont moins risquées, et le coût du capital s’abaisse en conséquence, soit nous sommes confrontés à un problème durable, qui devra se résoudre d’une manière ou d’une autre.

D’autre part, il faut considérer que si les banques n’augmentent pas suffisamment leurs fonds propres, elles doivent naturellement réduire leurs activités. Est-ce le cas? Heureusement, en France en particulier, les banques ont jusqu’à présent continué à faire crédit sans rationnement. C’est moins vrai dans le sud de l’Europe. A cela près que la demande de crédit n’a pas de son côté retrouvé les niveaux de croissance élevés antérieurs. Si la demande de crédit devait s’avérer plus importante, les banques seraient sans doute davantage gênées. Ici se pose une question relative au financement de la croissance. En France, si l’on ajoutait à Bâle 3 ce qu’envisage à ce stade d’exiger Bâle 4 en termes de ratio de solvabilité, en l’état de nos connaissances, la production de crédit s’en ressentirait. S’il peut paraître rassurant de penser que la finance de marché peut pallier cela, il ne faut pas oublier qu’en Europe elle est en réalité très minoritaire dans le financement global de l’économie.

Or le financement bancaire revêt différents avantages, notamment celui de la plus grande stabilité du système financier et du financement de l’économie, dès lors que les banques sont bien réglementées et supervisées. Ce ne sont d’ailleurs pas les banques françaises qui ont le plus souffert de la crise de 2007-2008. En outre, le modèle européen, s’il s’adapte pour développer davantage la finance de marché, mettra du temps à le faire. Dans l’intervalle, il y a un risque sur la croissance, qui représente pourtant entre autres la meilleure des solutions aux problèmes de fort endettement. Au total, les grands groupes bancaires mondiaux ont été en réalité contraints de céder des activités ou à tout le moins de revoir leur portefeuille d’activités pour faire face à la montée d’exigence des fonds propres réglementaires. Ce qui n’est pas identifié comme étant suffisamment en synergie peut être cédé, ce qui recompose évidemment pour partie le paysage bancaire et financier, notamment pour ce qui est des activités hors du sol national des banques.

Les taux d’intérêt perturbent les banques

Autre problématique, celle des taux d’intérêt. Les niveaux très bas de taux d’intérêt, voire négatifs, perturbent les conditions d’exercice des banques. La simple observation de l’évolution des marges nettes d’intérêt de l’ensemble des banques françaises en 2015 fait apparaître que la moitié d’entre elles ont connu une réduction de leur marge nette d’intérêt, contre une stagnation ou une légère augmentation pour l’autre moitié. L’explication résidant évidemment dans l’impact très négatif des taux d’intérêt sur les marges nettes d’intérêt des banques, mais aussi dans un effet volume qui a pu compenser l’effet taux. Si l’on considère la somme des banques, la tendance en 2015 a été très légèrement positive avec un effet volume favorable, pour partie dû à l’action des banques centrales. La baisse des taux a donc joué son rôle de relance de la dynamique de la croissance et de soutien au crédit.

En revanche, au premier semestre 2016, avec la poursuite de la baisse des taux d’intérêt et l’écrasement des marges nettes d’intérêt, le PNB des banques commerciales France, considérées comme un agrégat, a évolué négativement. L’effet volume n’a pas été suffisant pour compenser l’effet taux d’intérêt. Plusieurs facteurs sont cependant à prendre en compte: l’effet de la baisse des taux qui peut en outre produire des plus-values grâce à la présence éventuelle de titres obligataires à taux fixes dans les bilans, mais ce facteur n’est pas fondamental ; une baisse du coût du risque de crédit enfin, due à une légère reprise économique. Ce dernier facteur est très visible en 2015 et plus encore au premier semestre 2016 et a permis sur ce semestre de compenser l’effet taux négatif et l’effet volume insuffisant. Autrement dit, s’il n’y avait pas eu de baisse du coût du risque au premier semestre, les résultats agrégés des banques commerciales France auraient été baissiers. Ils ne l’ont pas été parce que le coût du risque a baissé plus vite que la marge nette d’intérêt.

Impact du digital

Cette dynamique n’est pas récurrente et le coût du risque ne peut s’abaisser indéfiniment alors que l’effet des taux d’intérêt longs, s’ils restaient durablement bas, serait récurrent. Pour différentes raisons, dont cette dernière, il faut espérer que la banque centrale remonte ses taux très progressivement, mais sans trop tarder. Il est d’ailleurs possible de conserver des taux bas, sans être proches de zéro, car la situation de la croissance peut l’exiger, mais de recréer une pente de la courbe des taux suffisante. D’une part, l’effet des taux très bas, voire négatifs, semble s’épuiser d’un point de vue macro-économique et, d’autre part, si les résultats des banques sont durablement touchés, elles seront moins capables d’offrir les crédits nécessaires, en respectant en parallèle la hausse des ratios de solvabilité.

Le dernier point, non moins intéressant, est celui de l’impact du digital. Nous observons tous une forte baisse de la fréquentation des agences, mais est-ce un problème ou une excellente opportunité de nouer une relation renforcée et à plus forte valeur ajoutée avec nos clients ? Si ces derniers vont moins en agence, c’est qu’ils y réalisent moins d’« opérations transactionnelles » (virement, dépôt de chèque ou retrait d’argent, par exemple) et ceci parce que le digital leur offre la possibilité de faire de nombreuses opérations via leur téléphone mobile ou tout autre outil à distance, tout comme des automates le permettent sans solliciter un conseiller et sans attendre. Il existe en Europe des modèles de banques essentiellement fondés sur le transactionnel. Celles-ci ont des raisons d’être inquiètes et de réfléchir à l’avenir de leur réseau car elles n’ont ni la vocation, ni la culture pour développer d’autres activités. Si l’on considère le cas des banques en France, elles sont plutôt organisées autour d’un modèle relationnel fort et transactionnel. L’automatisation et la digitalisation des opérations transactionnelles peuvent donc constituer une chance d’augmenter leur productivité commerciale et de bien mieux déployer les forces commerciales autour d’un modèle de relation globale avec le client, en  renforçant le relationnel à valeur ajoutée fondé sur le conseil. Pour cela il faut évidemment beaucoup investir sur le digital parce qu’il permet d’améliorer et de faciliter le quotidien de nos clients comme celui de nos commerciaux et de nos « middle et back offices », tout en permettant d’enrichir la valeur ajoutée commerciale en nous appuyant sur la puissance du big data et de l’intelligence artificielle. Nous augmenterons alors progressivement la capacité de valeur ajoutée de nos commerciaux. Quant à envisager un modèle où le conseil se fera sans commerciaux, pour des raisons de modèle global de relation et de psychologie des clients, nous ne sommes pas convaincus que cette perspective puisse être réellement opérationnelle. Ce que j’appelle « l’humain augmenté du digital »a probablement un grand avenir.

Les agences peuvent-elles subsister ?

Une bonne politique d’optimisation de la distribution et de l’organisation du réseau d’agences comme une valeur ajoutée renforcée associée à un développement du modèle relationnel bancaire, qui exigent beaucoup de transformation et d’investissement tant sur le capital humain que sur le digital, peuvent permettre de sortir par le haut sans obligatoirement nécessiter un fort abaissement du nombre d’agences et de commerciaux. Bien entendu, il faut prendre sérieusement en compte le développement des Fintech avec leur capacité d’ « ubérisation » et de désintermédiation des banques, mais notre conviction est que la banque relationnelle dotée d’un modèle global de relation peut se battre avec de bonnes armes car elle détient directement les clients. Sous réserve qu’elle améliore encore la gestion de leurs données pour renforcer encore leur modèle relationnel global. La richesse, notamment dans un monde digital, vient de la capacité à détenir beaucoup de clients, dont on peut utiliser efficacement les données pour contribuer à leur apporter une plus grande valeur ajoutée et à mieux les fidéliser. C’est la clé. Dans le secteur des Fintech, on constate d’ailleurs de premières sérieuses  difficultés, notamment aux Etats-Unis, faute d’avoir des clients par elles-mêmes, même si certaines d’entre elles sont promises à  un bel avenir, notamment dans le cadre d’association avec des banques. Les banques ont au contraire une très grande force fondée sur leur capital de clients qui leur permet d’être offensives, d’intégrer éventuellement des Fintech et de développer des processus digitaux.

Ce qui permet de produire des propositions intéressantes de service et de conseil à leurs clients. Mais, au côté de ce modèle de banque,  plusieurs autres modèles émergent déjà et pourront coexister demain sur un même territoire.

Même si les vents sont contraires, les sorties par le haut sont possibles. Mais il faut que la réglementation n’aille pas beaucoup plus loin dans les contraintes mises en place ou révise même certaines d’entre elles pour éviter de déplacer l’origine des crises systémiques. Il faut également que nous sortions des taux très bas ou tout du moins nous ne restions pas sur une courbe des taux quasi plate. Enfin, le digital est une réelle chance pour redévelopper une industrie bancaire attractive, tout en améliorant son efficacité opérationnelle et son modèle de relation globale, ce dernier étant l’un des points forts des banques françaises sur lequel il est possible et nécessaire de capitaliser. Même si d’autres modèles bancaires pourront coexister demain.

http://www.challenges.fr/tribunes/les-banques-vont-elles-disparaitre_441930

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La BRED partenaire depuis 10 ans du Café de l’avenir

Depuis 10 ans des centaines de bénévoles du monde de l’entreprise accompagnent, au travers l’association « le Café de l’avenir », des jeunes diplômés dans leurs recherches d’emploi. Les rencontres ont lieu, une fois par mois, dans un café.

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«Repoussez les frontières de la connaissance client»

sparkethon

 

Le projet Prisme récompensé lors du Sparkathon IBM/BRED

« Repoussez les frontières de la connaissance client »

A l’occasion de l’événement IBM BusinessConnect qui s’est tenu fin octobre, Olivier Klein, directeur général de la BRED et Nicolas Sekkaki, Président d’IBM France, ont remis à Florent Laval, diplômé en économie et statistiques de la Toulouse School of Economics, et Thomas Larrieu, doctorant en économie et statistiques de l’École Polytechnique, le premier prix pour leur projet « Prisme », élaboré dans le cadre du premier Sparkathon* organisé par IBM France.

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La BRED s’engage pour l’égalité des chances

forum-egalite-emploi

La BRED est signataire d’une convention de partenariat avec la Délégation interministérielle pour l’égalité des chances des Français d’Outre-mer. L’objectif est la création d’une plate-forme facilitant aux jeunes originaires d’Outre-mer l’accès à nos offres de stages et d’emploi.

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